Il semblerait que le virus du voyage ait contaminé les rédacteurs de ce blog pour la nouvelle année. Quatre d’entre nous ont festoyé loin de la Bourgeoise (petit sobriquet donné à Nantes par Télérama). C’est pourquoi nous allons abandonner temporairement notre cheval de bataille « les soirées nantaises » pour vous faire partager nos réveillons respectifs. Alors effectuons un retour dans le temps, nous sommes le 31 décembre 2007 et je vous emmène en Hollande.
Nous allons chez notre ami Phiphi, expatrié à la Haye (Den Haag) à l’est des Pays-Bas. Les plus timides, comme ma coiffeuse, vous diront «Ah oui, vous êtes allés à l’autre pays du fromage !!!», tandis que les autres s’exclameront «Alors les coffeeshops et les prostituées du quartier rouge, c’était comment ?». Au risque de vous décevoir je n’ai fait ni l’un ni l’autre.
La soirée du réveillon à la Haye c’est :
D’abord, retrouver les amis qu’on a pas vus depuis trop longtemps. Visiter la ville. Admirer les vitrines d’un photographe trop provocateur au goût des hollandais. (Si bien, qu’il se fait régulièrement exploser sa vitrine).
Errer dans les jardins du château de la reine qui a eu l’extravagante idée d’accrocher ses chapeaux dans les arbres. (Il paraît que les hollandais s’amusent à pronostiquer sur les coiffes de la dame à chaque apparition publique).
Etre victime de racisme dans un café où l’on refuse de nous servir des boissons chaudes quand tous les autres clients, hollandais, ont un café ou un thé devant eux.
Se croire dans un pays en guerre à cause des pétards (au sens propre) en tous genres qui explosent aux quatre coins de la ville. Manquer de s’en prendre un dans les cheveux, délibérément jeté sur nous à un passage piéton.
Jalouser les ministres dont les locaux offrent une vue splendide.
Faire les courses dans un supermarché hollandais, rien de bien différent par rapport aux grandes surfaces hexagonales, mis à part les cadis en plastique à système magnétique et le prix dérisoire des fleurs.
Contempler le flower power qui règne dans les rues.
Préparer un dîner très léger constitué de foie gras, de saumon et de tartiflette. Autrement formulé, éviter de goûter aux produits locaux sur les conseils de notre hôte.
Faire péter le blanc, le rouge, la bière belge et tout mélanger. Commencer à ressentir l’emprise de l’alcool. Rigoler, chanter, crier, danser…
A minuit, sortir pour faire un revival de Platoon. C’est la tradition en Hollande, faire du bruit et de la lumière. Petits comme grands sont équipés de pétards, feux d’artifice et sarbacanes à étincelles. Admirer le spectacle, se boucher les oreilles, trinquer au champagne avec les voisins hollandais et portugais. Enfin, rentrer au chaud car saisis par le froid et aveuglés par la fumée des projectiles.
Finir la soirée pinté ou pas, à philosopher ou à s’égosiller sur le karaoké d’il était une fois.
En somme, passer une excellente soirée loin de chez soi, avec ses potes, rien de tel pour bien commencer l’année.
Passons à la rubrique toilettes, elles ont l’air avenant comme ça en photo mais il y avait deux problèmes majeurs. Le premier réside dans la plateforme, sorte d’étape intermédiaire avant que la production disparaisse dans le trou, elle offre un spectacle moyennement appréciable et présente des risques d’éclaboussure. Ce qui m’amène au deuxième problème, une chasse d’eau beaucoup trop puissante qui fait l’effet d’une douche, même réglée au minimum. Pas très agréable de se faire mouiller et c’est pas très économique.
Gwen