Archive pour la catégorie 'Théâtre'

17
oct

J’ai un gros nez rouge, des traits sous les yeux…

Monsieur Wilson au Cabanier, un petit monsieur qui sait faire rire les grands.

Seb : Allo, vous faîtes quoi ce soir ? Perso, je ne suis pas d’humeur à aller me caller dans un bar.

Moi : Atta… je regarde dans le Pulso. Je tourne les pages frénétiquement pour ne pas que mon interlocuteur s’impatiente. Tiens ! Monsieur Wilson, clown pour adultes, c’est au Cabanier, tu connais ?

Seb : Non, mais je crois savoir où ça se trouve, on se rejoint là-bas. Fin de la conversation

Moi : Allo, tu viens voir M. Wilson avec nous ?

Claire : Ah non ! Je vais voir le match France vs Nouvelle Zélande au Mc Byrne. J’ai trop envie de voir les néozélandais se trémousser pendant le hakka.

Moi : Oups j’avais oublié que le destin de la France se jouait ce soir ! Fin de la conversation.

C’est donc avec un petit pincement au cœur que je me suis rendue au spectacle. Il avait intérêt à me faire rire ce clown pour qui j’avais délaissé une soirée sportive (du coude).

Arrivée à destination, mon chauvinisme s’est volatilisé pour laisser place à la contemplation. Le vilebrequin (ancêtre de la perceuse) qui trônait sur la façade du Cabanier attirait toute mon attention. A notre grande surprise, le théâtre n’était autre qu’une maison.

A l’intérieur quelques personnes riaient avec la « guichetière » et dégustaient quelques verres au comptoir. Nous osions à peine rentrer de peur d’interrompre une fête de famille.

cabanier2.jpg

La découverte de la salle s’est avérée être le spectacle avant le spectacle. Le Cabanier a des allures de brocante géante avec ses objets insolites dans tous les recoins. De la vipérine aux accessoires de théâtre détournés de leurs fonctions premières, les yeux ne se reposent jamais.

Une pause clope dans la petite cour intérieure nous a donné l’occasion de discuter avec Anthony, Le gérant des lieux. Lui et sa compagne, Daphné, tous deux comédiens, ont décidé de transformer leur garage en théâtre, suite à une recherche infructueuse de lieux de représentation pour leur propre spectacle. Et voilà le résultat, un lieu tellement chaleureux et romanesque qu’on s’y sent comme chez soi. (D’autant plus qu’à la maison j’ai les mêmes bancs de jardin que ceux qui font office de sièges).

Clope à peine consumée, le spectacle commençait. M. Wilson, responsable des services techniques à la mairie doit s’improviser magicien pour satisfaire ses employeurs. Son apprentissage est savoureusement et sadiquement rocambolesque. Son point fort : il n’est jamais là où on l’attend. Une heure à rire de lui et avec lui.

Gwen